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Gérer ses bénévoles : recrutement, filtrage, encadrement et protection

Recruter, filtrer, former, encadrer et reconnaître vos bénévoles, distinguer bénévole et employé, et les protéger en cas d'accident : le guide pour les OBNL.

À jour au 11 octobre 2026. Cet article informe ; il ne remplace pas un avis juridique.

Les bénévoles portent une grande partie du travail des OBNL. Un programme bien structuré les fidélise, réduit les risques pour les personnes que vous servez et protège votre organisme. Bénévoles Canada propose un cadre reconnu : le Code canadien du bénévolat.

Le Code canadien du bénévolat

Le Code s'adresse aux organismes de toutes tailles. Il repose sur des valeurs, des principes directeurs (les bénévoles ont des droits et des responsabilités) et dix normes de pratique :

  1. Une approche fondée sur la mission.
  2. Une gestion des ressources humaines qui inclut employés, stagiaires et bénévoles.
  3. Une infrastructure : politiques, procédures et une personne responsable.
  4. L'évaluation : suivre, mesurer et rendre compte.
  5. Des rôles clairs et un recrutement diversifié.
  6. La gestion des risques.
  7. Le filtrage.
  8. L'orientation et la formation.
  9. Le soutien et l'encadrement.
  10. La reconnaissance.

Adopter le Code montre à vos bailleurs de fonds et à vos bénévoles que votre programme est sérieux.

Poser les bases : une politique et une personne responsable

Avant même de recruter, le Code recommande trois choses :

  • une politique écrite qui définit la place des bénévoles et les procédures qui les concernent ;
  • une personne désignée, qualifiée, responsable du soutien aux bénévoles, avec les ressources nécessaires ;
  • des dossiers tenus de façon uniforme, selon les lois applicables.

La direction et le conseil d'administration reconnaissent publiquement le rôle des bénévoles dans la mission. Ce geste simple donne du poids à tout le reste.

Évaluer les risques avant d'ouvrir un rôle

Selon le Code, chaque rôle est évalué selon son niveau de risque, pour les bénévoles, l'organisme, sa clientèle, son personnel et ses membres. Posez-vous trois questions :

  1. Le bénévole sera-t-il seul avec des enfants ou des personnes vulnérables ?
  2. Aura-t-il accès à de l'argent, à des biens ou à des renseignements confidentiels ?
  3. Conduira-t-il un véhicule ou fera-t-il des tâches physiques ?

Les réponses déterminent le filtrage, la formation et l'encadrement nécessaires. Les protocoles de santé et de sécurité applicables doivent aussi être suivis pour les activités bénévoles.

Recruter : partir du rôle

Décrivez chaque rôle avant de recruter : tâches, compétences, horaire, durée, personne à qui se rapporter. Une description claire attire les bonnes personnes et sert ensuite à évaluer le niveau de risque du rôle. Diversifiez vos canaux pour joindre des profils variés.

Filtrer selon le risque du rôle

Le filtrage doit être proportionné au risque, clair et appliqué de la même façon à tous. Il peut comprendre une entrevue, des références et, pour certains rôles, une vérification des antécédents.

La vérification aux fins d'un travail auprès de personnes vulnérables

Selon la GRC :

  • elle vise les postes, rémunérés ou bénévoles, qui placent la personne en situation de confiance ou d'autorité envers des enfants ou des personnes vulnérables ; c'est la nature du poste, et non la personne, qui la justifie ;
  • c'est l'organisme qui en fait la demande, et la personne vérifiée donne son consentement ;
  • faire cette vérification pour un poste qui ne répond pas aux critères de la Loi sur le casier judiciaire est une infraction ;
  • aucune loi fédérale n'oblige un organisme à la faire : renseignez-vous auprès de votre province ou territoire ;
  • la demande se fait auprès du service de police local ; en Colombie-Britannique, auprès du Criminal Records Review Program.

Orienter et former

Chaque bénévole reçoit une orientation sur l'organisme, ses politiques et les pratiques propres à son rôle, puis une formation adaptée. Tenez une trace des formations suivies : c'est utile pour la sécurité, et certaines formations peuvent être exigées par vos bailleurs de fonds ou par la loi selon l'activité.

Encadrer et reconnaître

  • Donnez à chaque bénévole une personne de référence.
  • Offrez des occasions régulières de donner et de recevoir de la rétroaction.
  • Reconnaissez l'apport de chacun de façon adaptée : un merci personnel, un bilan des heures, une lettre de référence.

Bénévole, employé ou stagiaire : la réalité compte, pas le titre

Les lois sur les normes du travail de chaque province et territoire, et le Code canadien du travail pour les employeurs fédéraux, protègent les employés, pas les bénévoles. Mais le titre ne suffit pas. Le guide de l'Ontario, par exemple, précise :

  • appeler quelqu'un « bénévole » ne décide pas de son statut ;
  • on regarde surtout dans quelle mesure l'organisme profite du travail et si la personne voit l'entente comme un gagne-pain ;
  • une personne appelée « stagiaire » qui reçoit une formation dans une compétence utilisée par les employés est en général un employé, sauf exceptions, comme certains programmes approuvés d'un collège ou d'une université ;
  • un versement ne fait pas forcément de quelqu'un un employé : il peut s'agir d'une allocation honorifique.

La CNESST rappelle de son côté qu'au Québec, les bénévoles ne sont visés ni par la Loi sur les normes du travail ni par la Loi sur l'équité salariale. Si un « bénévole » fait le même travail qu'un employé, sur un horaire imposé, avec une contrepartie, demandez conseil : vous pourriez lui devoir le salaire minimum et les autres normes.

Accidents : l'indemnisation n'est pas automatique

Partout au Canada, une commission des accidents du travail indemnise les travailleurs blessés. Les bénévoles, eux, ne sont généralement pas couverts d'office. Plusieurs commissions offrent une protection facultative, à demander par l'organisme. Exemples vérifiés :

  • Manitoba : les organismes sans but lucratif ou de bienfaisance peuvent acheter volontairement une protection pour leurs bénévoles.
  • Québec : les bénévoles ne sont pas automatiquement assurés par la CNESST ; l'employeur doit demander la protection des travailleurs bénévoles, qui est facultative.
  • Yukon : la commission offre une protection facultative pour les bénévoles.

Communiquez avec la commission de votre province ou territoire pour connaître vos options, et parlez de vos bénévoles à votre assureur.

Les renseignements sur vos bénévoles

Les dossiers de bénévoles contiennent des renseignements personnels, parfois sensibles (résultats de vérification, coordonnées d'urgence). En Colombie-Britannique et en Alberta, les lois sur le secteur privé traitent expressément des bénévoles. Limitez l'accès à ces dossiers et fixez une durée de conservation.

Ce que Samwell fait pour vous

  • La programmation des bénévoles et la confirmation de leurs présences.
  • Le suivi des formations de chaque bénévole, avec rappels pour les formations obligatoires.
  • Des dossiers de bénévoles à accès limité selon le rôle.

Découvrir les fonctionnalités ou nous écrire.

Sources

Les textes officiels sur lesquels repose cet article.

  1. Bénévoles Canada : Code canadien du bénévolat
  2. Gendarmerie royale du Canada : Vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables
  3. Ontario : Statut de l'employé (Guide de la Loi sur les normes d'emploi)
  4. CNESST : Bénévoles
  5. Workers Compensation Board of Manitoba : Coverage for Volunteers
  6. Yukon Workers' Safety and Compensation Board : Optional coverage for volunteers
  7. Colombie-Britannique : Personal Information Protection Act
  8. Alberta : Personal Information Protection Act

Cet article informe ; il ne remplace pas un avis juridique.

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